Fight Club est mon film préféré.
Une réflexion du personnage principal m’a toujours intrigué :
→ "Les choses que l'on possède finissent par nous posséder."
Fun fact : J'ai cité cette phrase en 2011, dans l'épreuve du bac de philosophie, pour répondre à la question : “La culture dénature-t-elle l'homme ?".
J’avais 17 ans, et j’étais loin d’imaginer que, une décennie plus tard, cette idée allait prendre une autre dimension.
Qu’est-ce que le minimalisme ?
Le minimalisme ne se résume pas au nombre d’objets que l’on possède.
C'est un état d'esprit.
C'est désencombrer sa vie pour faire de la place pour ce qui compte vraiment.
C'est comprendre que les expériences ont plus de valeur que les biens.
C’est aimer les gens, utiliser les objets, et non l’inverse.
C'est chercher à atteindre le mieux avec le moins.
Pourquoi devenir minimaliste ?
Pour certains, c’est pour moins dépenser, moins nettoyer, moins polluer.
Pour d’autres, c’est pour être plus productif, plus flexible, plus concerné.
Pour moi, c’est une façon d’être libre.
Mon histoire avec le minimalisme
En 2020, j’ai quitté mon job, mon appartement... et mes affaires.
Dans un sac, j'ai mis quelques vêtements, un ordinateur, une caméra et un micro. J’ai donné le reste et je suis parti explorer le monde.
Pendant quatre ans, j’ai vécu avec moins de 100 objets.
En me délestant de ces attaches matérielles, je me sentais libre. Du jour au lendemain, je pouvais aller où bon me semblait.
Au fil du temps, ma définition de la liberté a évolué. J'ai peu à peu compris que n'est pas qu'une question de mobilité ou d'absence de contrainte. C'est aussi (et surtout) de se sentir libéré. C'est d'être capable de choisir ses contraintes. C'est d'être intentionnel dans chaque aspect de sa vie.
Si j'avais un beau passeport, je manquais d'un foyer.
Alors, fin 2024, j'ai décidé de construire (moi-même) une tiny house.
Dans mon livre, je partage un mythe mélanésien qui illustre ce changement d'état d'esprit. Il raconte que tout Homme est tiraillé entre le besoin de l’Arbre et de la Pirogue. L’Arbre, c’est l’enracinement, l’identité. La Pirogue, c’est le voyage, l’arrachement à soi.
On erre ainsi constamment entre ces deux besoins, cédant tantôt à l’un, tantôt à l’autre, jusqu’au jour où l’on comprend que c’est avec un Arbre que l’on fabrique la Pirogue.
Le minimalisme, concrètement
Aujourd'hui, le minimalisme est encore présent dans au moins 15 aspects de ma vie :
- Je possède peu de choses.
- J'achète uniquement de la qualité.
- Je laisse peu de gens intégrer mon cercle intime.
- Je ne prends quasiment aucun appel en dehors de mes proches.
- Mon agenda est pratiquement vide.
- Mon bureau d’ordinateur est épuré.
- Mon navigateur affiche rarement plus de 3 onglets.
- Je passe moins d’une heure par jour sur les réseaux sociaux.
- Je ne reçois aucune notification en dehors de Whatsapp.
- Mon téléphone est en silencieux 100% du temps.
- Toutes mes applications tiennent en un seul écran.
- Je me concentre sur un gros projet à la fois.
- Je travaille uniquement avec des freelances.
- Les titres de mes articles et de mes vidéos sont succincts.
- Mon style d’écriture est direct.
Du mode de vie au modèle mental
Au début, j'étais un cliché marketing du minimalisme. Je jugeais l'opulence. Bref, je m'identifiais à un "minimaliste", au lieu de comprendre l'essence de cette philosophie.
Aujourd’hui :
- Je ne me compare plus.
- Je ne cherche plus à convaincre.
- Je ne compte plus mes objets.
Le minimalisme est devenu un ami qui me guide vers une vie plus juste.
Je laisse le mot de la fin à Antoine de Saint-Exupéry :
« Il semble que la perfection soit atteinte non quand il n'y a plus rien à ajouter, mais quand il n'y a plus rien à retrancher. »
